La finale de la CAN 2025, qui a opposé le Maroc au Sénégal, s’est conclue non seulement sur le choc sportif mais également sur un volet judiciaire lourd de conséquences. Dix-huit supporters sénégalais, arrêtés lors de cet événement disputé au stade Moulay Abdellah à Rabat, font face à des réquisitions sévères. Le parquet marocain a en effet demandé des peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement pour chacun, sur fond d’accusations de “hooliganisme” et d’actes de violences qui ont entaché la fin du tournoi.
Violences et incidents lors de la finale de la CAN 2025 : contexte et conséquences judiciaires
Le 18 janvier dernier, la rencontre s’achève sur un score serré en faveur du Sénégal, marqué par un penalty controversé dans les dernières minutes et un but refusé aux Lions de la Teranga. Ce climat tendu a rapidement dégénéré, avec des tentatives d’invasion de la pelouse par des supporters, prolongées sur une quinzaine de minutes, ainsi que des jets de projectiles, dont certains dangereux comme des chaises. Ces actes ont été largement médiatisés, diffusés en direct sur plusieurs chaînes, contribuant à alourdir le dossier pénal.
Les accusations portées contre les supporters sénégalais
Les autorités marocaines reprochent aux 18 individus d’avoir délibérément troublé le déroulement du match. Les charges comprennent :
- ⚠️ Violence contre les forces de l’ordre et les stadiers
- 🪑 Dégâts matériels au sein du stade, estimés à plus de 370.000 euros
- 🚫 Invasion de la pelouse
- 💥 Jets de projectiles dangereux
Une enquête minutieuse s’est appuyée sur des images des caméras de surveillance haute définition ainsi que sur des certificats médicaux attestant des blessures subies par les agents de sécurité. L’accusation de “hooliganisme” inclut toutes ces infractions et justifie une sanction pouvant aller jusqu’à deux années de prison ferme.
Peines requises et réactions au tribunal de première instance de Rabat
Lors de l’audience du jeudi 19 février, le parquet a scrupuleusement exposé les faits et sollicité la peine maximale pour les supporters incarcérés. Ces derniers ont toutefois contesté toutes les accusations à leur encontre, niant avoir participé à des actes répréhensibles durant la rencontre.
| ⚖️ Aspect du procès | 🔍 Détail |
|---|---|
| Nombre d’accusés | 18 supporters sénégalais |
| Chef d’accusation | Hooliganisme, violences, dégradations |
| Peine maximale requise | Jusqu’à 2 ans de prison ferme |
| Dégâts matériels estimés | Plus de 370.000 euros |
| Lieu du procès | Tribunal de première instance de Rabat |
Un impact durable sur les relations sportives et diplomatiques
Au-delà des conséquences judiciaires, ces événements mettent en lumière les défis sécuritaires lors des rencontres sportives internationales, notamment dans un contexte où le Maroc se positionne comme un acteur majeur du football africain et mondial. Après avoir accueilli la 35e édition de la CAN entre décembre et janvier, le royaume poursuivra son engagement avec la coorganisation de la Coupe du Monde 2030 aux côtés de l’Espagne et du Portugal.
Les incidents marquent ainsi une étape délicate, soulignant la nécessité d’un cadre strict pour garantir la sécurité et la sérénité des compétitions tout en respectant les passions sportives.
Les enjeux cruciaux autour de la détention des supporters sénégalais
La détention prolongée de ces supporters suscite l’attention internationale, rappelant que la justice doit aussi concilier fermeté et équité dans un contexte sensible. Les audiences à Rabat s’inscrivent dans une dynamique où la transparence des preuves et le respect des droits des prévenus sont scrutés de près par la communauté sportive et diplomatique.
- 🔒 Durée de détention depuis la finale : plusieurs semaines
- ⚖️ Procédure judiciaire encadrée par le droit marocain
- 🌍 Répercussions internationales sur la perception du football africain
- 👥 Soutien de plusieurs organisations de fans et figures publiques
Quelles sont les charges principales contre les supporters sénégalais ?
Ils sont poursuivis principalement pour hooliganisme, violences contre les forces de l’ordre, dégradations du stade et jets de projectiles pendant la finale de la CAN 2025 au Maroc.
Quelle peine maximale a été requise contre ces supporters ?
Le parquet marocain a demandé jusqu’à deux ans de prison ferme pour chacun des 18 supporters concernés par cette affaire.
Sur quelles preuves les poursuites sont-elles basées ?
Les accusations reposent sur des vidéos de surveillance du stade et des certificats médicaux des agents de sécurité blessés lors des incidents.
Quel est l’impact de cette affaire sur le football africain ?
Cette situation soulève des questions importantes en matière de sécurité lors des événements sportifs et sur la gestion des supporters, affectant l’image du football africain sur la scène internationale.
Quand sont programmées les prochaines audiences ?
Les audiences devant le tribunal de Rabat devraient se poursuivre dans les prochains mois afin de garantir un jugement équitable et transparent.
Ancienne journaliste sportive dans la presse nationale marocaine, Sofia supervise désormais la ligne éditoriale d’AdriGym. Son objectif est d’élever le débat autour de la transformation physique en rendant l’information claire, sourcée et motivante pour tous les publics.

